8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 05:18


Tanino LIBERATORE est né  le 12 avril 1953 à Quadri en Italie.
Désireux très tôt de dessiner des femmes nues, il part à l’age de 13 ans pour Pescara pour y suivre une formation à l’école des beaux arts, il en ressort avec une tonne de croquis et une grosse maîtrise du dessin il étudie au lycée Artistique de Pescara avant de prendre un chemin qui comme tous les chemins le mènera à Rome, à l’Université d’Architecture.

Entre 1974 et 1978, Tanino Liberatore collaborera avec plusieurs agences de publicité avant de rencontrer en 1978 un certain Tamburini et de commencer à publier ses premières bandes dessinées dans Cannibale, le magazine de ceux qui n’aiment pas le poulet.En 1980 sort le premier numéro du magazine Frigidaire, magazine étonnant qui se bornera à publier de la bande dessinée au lieu de parler de l’actualité des réfrigérateurs.
Liberatore y réalise les célèbres illustrations des séries Bordello et Client, puis y développe avec Tamburini les premières aventures de Ranxerox : Ranxerox à New-York, Ranxerox : Bon anniversaire Lubna, mais aussi Ranxerox fait l’Espagne, inédit à ce jour.un énorme carton planétaire ! un style de BD très violente dans la lignée du rétro futuriste de la fin des années 50 version "Liberatore - Tamburini "....

    

Ce qui marque le plus dans le style de Liberatore c’est sa connaissance en perspective et sa façon de dessiner les êtres humains de façon très détaillés, son cadrage très comics made in US ainsi qu’une mise en couleur “franche” sans détour. Encore une grosse pointure de la BD et de l’illustration.

  

Au début des années 80, comme tout bon italien qui se respecte, Liberatore décide de conquérir le monde. Il réalise des couvertures de magazines et des affiches pour d’importants festivals, dessine la pochette du disque de Frank Zappa, The Man from Utopia, et conçoit des scénographies et des personnages de synthèse pour le théâtre ou les télévisions françaises ou italiennes.
  

Depuis 1982, Liberatore vit et travaille en France mais continue à jurer en italien.
Il collabore régulièrement avec Alain Chabat, avec lequel il a publié en 1997 le tome 3 des aventures de Ranxerox, Amen. Il a également participé au film Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre d’Alain Chabat, pour lequel il a remporté le César 2003 des Meilleurs Costumes, et vient de réaliser certains décors de son nouveau film préhistorique RRRrrrr !!!.


   

Liberatore a terminé sa Cappella Sistina, la bande dessinée Lucy sur les origines de l’homme, sortie en 2004, mais comme d’habitude, ce qu il préfère c'est de dessiner des filles nues...





www.taninoliberatore.com

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Published by D.Vicente - dans Comics
7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 12:32
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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 06:44


Gotlib naît le 14 juillet 1934 à Paris.
Sa vocation est précoce : tout môme, il tartine les murs de l’appartement familial de graffitis que son père lessive chaque dimanche : “Mes gravures rupestres disparaissaient comme par magie, et je disposais toujours de surfaces bien propres pour recommencer à tout dégueulasser.” Après une scolarité sans histoires, il devient comptable à l’Office commercial pharmaceutique (le jour), tout en faisant les Arts appliqués (le soir) et du théâtre amateur (le dimanche). Cette activité dominicale donne un résultat inattendu : répétant chez un copain dont le père est dessinateur, il est galvanisé par l’exemple, porte son dossier à Mickey et gagne une place de lettreur dans les studios d’Edi-Monde. Après 28 mois de service militaire en Allemagne, il dépose en 1962 un dossier chez Vaillant, et part en vacances sans prévenir. Quand il revient, on le cherche partout : il est engagé. Il crée Nanar et Jujube, série dans laquelle va naître Gai Luron, qui finira par piquer la vedette à tout le monde. Mais ce qui l’obsède, c’est Pilote. Il en rêve la nuit sans oser y aller. De temps en temps, il appelle la rédaction et raccroche.  Enfin, il s’y présente un jour de 1965 avec un échantillon de son labeur, six pages racontant les affres d’un dessinateur d’humour.
                


La bande dessinée de l’époque étant plutôt portée sur les héros comme Tintin ou Tarzan, et pas du tout sur les affres d’un auteur comique en panne, il n’y croit pas beaucoup. Il a tort : Pilote le publie et Goscinny lui propose de travailler avec lui sur les Dingodossiers.

Ce qui fait de Gotlib un homme honoré et heureux, mais vachement crispé, vu qu’il ne se sent pas à la hauteur de l’honneur qui lui est fait.  De plus, il passe son temps à dessiner des embouteillages et des phares bretons Goscinny adore lui faire dessiner ça et ses copains l’engueulent : il faut qu’il se trouve un héros, ce style de BD ne mène nulle part.Mais ce diagnostic s’avère nul, puisque Les Dingodossiers le mènent tout droit à la Rubrique-à-Brac, série avant-gardiste née en 1968 et devenue mythique.  C’est là qu’il devient une star que tout le monde reconnaît dans la rue, à cause de sa manie de s’auto-dessiner avec son duffle-coat et sa couronne de lauriers. Dans la foulée, Gotlib scénarise les Clopinettes pour Mandryka, Cinmastock pour Alexis (un joyau de rigolade burlesque) et crée Hamster Jovial dans Rock and Folk.En1972, il lance l’Echo des Savanes avec Bretécher et Mandryka. Il en profite pour se défouler sur des choses interdites aux moins de douze ans, comme le sexe, Dieu et la scatologie, dans le seul but de faire rigoler les copains et sa crémière.

En réalité, l’explosion de l’Echo des Savanes éclabousse largement le monde de la bande dessinée et débouche sur la création d’un tas de fanzines et autres “territoires libérés”.La même année, il crée avec Jacques Lob Superdupont et le premier album lui vaudra deux coups de fil : un de Coluche qui souhaite incarner le héros franchouillard au cinéma , ça ne se fera pas et un de Savary qui souhaite le monter en comédie musicale, ça se fera en 1982.
En 1975, avec son copain Jacques Diament, Gotlib fonde Fluide Glacial, où il crée les aventures dégoûtantes de Pervers Pépère, tout en signant une foule d’éditos hilarants.  Côté cinéma, il co-scénarise en 1975 Les vécés étaient fermés de l’intérieur (de Patrice Leconte, including Coluche). On l’aperçoit en 1986 dans Je hais les acteurs, de Gérard Krawczyk, et il est (évidemment) le héros de My name is Gotlib, court-métrage de Patrice Leconte commandé par la télé et jamais diffusé. En 1991, il est intronisé Grand Prix d’Agoulême, et, selon la coutume, une exposition lui est consacrée l’année suivante, EuroGotlibLand. En 1993, il publie chez Flammarion J’existe, je me suis rencontré, roman autobiographique bourré d’humour et d’émotion, où il raconte sa vie d’enfant juif pendant l’Occupation. Quelques années plus tard, il concrétise un rêve d’enfant en réalisant pour Canal + une série d’animation “culturelle”. On y voit la coccinelle de la Rubrique-à-Brac faire le zouave parmi des œuvres d’art mondialement réputées, signées Michel-Ange ou Léonard de Vinci.De cette série naîtra un album instructif et désopilant, Rubrique-à-Brac Gallery.

               

Maintenant, Gotlib jouit de vacances bien méritées  si l’on considère la somme de chefs-d’œuvre pondus sans relâche depuis les gravures rupestres de son enfance , tout en continuant d’exercer son humour (glacé et sophistiqué) dans le domaine de l’illustration, pour peu que la météo soit favorable et qu’on le lui demande poliment.

               

   


    www.marcelgotlib.com

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