14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 14:03
Now here's one for the coffee-table I can whole-heartedly recommend:
Awesome new Kustom Kulture Art book published by Korero Books from the UK:

"Kustom Graphics: Hot Rods, Burlesque and Rock 'n' Roll"



It features artworks of 40 artists from all over the world ...
Full list of artists:

Johnny Ace and Kali Verra; Jorge "Dr." Alderete; Paul Barrow; John Bell; Tom "Big Toe" Laura; Michel Casarramona; Keith "Keiffer" Ciaramello; Johnny Crap; "Dirty Donny" Gillies; Etienne "Empire32"; Marcus "Dang! Industries" Evans; Daisuke "Fudemae" Maeda; Minoru "Mr. G." Goto; Grimb; Peter "PG" Gustafsson; Hiro "Wildman" Ishii; Jim "Too Bad Jim" Johnstone; Ken The Flattop; "KRNPX" Kurono; Felix La Flamme; Michael Leonhard; Makoto Kobayashi; Alex "So-Cal" Maldonado; Tyson Mcadoo; Jan Meininghaus; Mitch O'Connell; Sergio "Palami" Palamidessi; Ger "Dutch Courage" Peters; The Pizz; Vince Ray; Rockin' Jellybean; Rob Schwager; Chaz Royal; Sol Rac; Theo Terror; Märt "Ultra Bazar" Infanger; David Vicente; Mark Wasyl; Keith Weesner; Derek Yaniger.

Cover-art by Peter "PG" Gustafsson; Introduction by Julian Balme; Compilation by Yak El-Droubie; Text by Ian C. Parliament.
Published by D.Vicente - dans K.Kulture
14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 12:22



Le lowbrow art, c'est quoi???


Lowbrow, ou lowbrow art , décrit un mouvement qui se crée à Los Angeles, en Californie, à la fin des années 1970. Le  Lowbrow est un vaste mouvement populiste issu du monde  comics underground , la musique punk, la culture Hot-rod des rues, et d'autres sous-cultures. Il est aussi souvent connue sous le nom pop surréalisme ou pop culture et parfois même Kustom Kulture...Le lowbrow art a souvent un grand sens de l'humour, parfois sarcastique, il cultive souvent l'auto-dérision.

La plupart des oeuvres sont des peintures, mais il y a aussi des jouets, de l'art numérique, du dessin et de la sculpture.


HISTORIQUE

Certains des premiers artistes à créer ce qui allait être connu sous le nom de lowbrow art ont été les caricaturistes comme Robert Williams et Gary Panter.  Les premières expositions  furent dans des galeries à New York et Los Angeles tels que Psychedelic Solutions Gallery de Greenwich Village New- York, dirigé par Jacaeber Kastor, La Luz de Jesus, dirigée par Billy Shire et Zero One galerie à Hollywood, dirigé par John Pochna. Le mouvement a augmenté régulièrement depuis ses débuts, avec des centaines d'artistes adoptant ce style ou cette esprit.Le magazine lowbrow Juxtapoz créé par Robert Williams, publié pour la première fois en 1994, a été l'un des piliers du lowbrow art et cette revue  a contribué directement à grandir le mouvement.

Certains auteurs ont noté qu'il existe maintenant des distinctions entre le lowbrow-art de différentes régions et différents lieux. Certains voient une nette différence avec l'art provenant des Etats-Unis "côte ouest" , qui est plus fortement influencée par le comics et le Hot Rod qu'ailleurs. Comme le lowbrow style s'est répandu dans le monde, il a été mêlé à des tendances dans les arts visuels de ces lieux dans lesquels il a été établi lui-même. Il a même développé des ramifications comme cela c'est produit avec des précédents mouvements artistiques, dans différents domaines et même des nouveaux mouvements artistiques.

Le Lowbrow Art...est ce de l'art???

Les musées, les critiques d'art, les galeries ont refusé d'intégrer le lowbrow art comme appartenant au monde "des beaux-arts", et à ce jour, il a été largement exclu - même si cela n'a pas empêché certains collectionneurs d'acheter les œuvres. Certains critiques d'art doute que le lowbrow soit un légitime mouvement artistique, et il y a donc très peu de spécialistes qui on écrient à ce sujet. Cette absence apparente de critique interne s'explique d'une part parce que de nombreux artistes ont débuté leur carrière dans des domaines qui ne sont pas normalement considérés comme de l'art, tels que illustration, le tatouage et la bande dessinée. De plus, de nombreux artistes sont autodidactes, ce qui ennuient  les conservateurs de musées et les 'écoles d'art.

Beaucoup dans le monde de l'art ont des difficultés avec le lowbrow art, beaucoup trop figuratif pour certain,sa culture du récit, et sa forte valorisation de la compétence technique. Tous ces aspects de l'art ont été profondément dénigré dans les écoles d'art et des critiques pendant les années 1980 et 90.
Toutefois, un certain nombres d'artistes qui ont commencé leur carrière dans des galeries lowbrow ont à montrer leur travail par la suite principalement dans les galeries d'art renommées notamment  Joe Coleman, Mark Ryden, Robert Williams, Manuel Ocampo, Georganne Deen, Clayton Brothers .
l'approche Lowbrow peut être retrouvée dans l'histoire de l'art du 20ème siècle, à commencer par les travaux des dadaïstes et des artistes comme Marcel Duchamp et Thomas Hart Benton, de tels mouvements artistiques se sont interrogés sur la distinctions entre "haute" et "basse" qualité d'art, l'art et l'art populaire, et de la culture populaire et de l'art de haute culture.
Dans un certain sens, l'art lowbrow a su résister aux critiques pour devenir à présent à mouvement artistique à part entière, et il partage donc des similitudes avec le pop art des années 1960 et au début des années 70.



                                                    


Site à découvrir :

www.juxtapoz.com/
www.robtwilliamsstudio.com/

Published by David Vicente - dans Art
14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 11:51




Le médium digital est un défi, peut-être moins grand au niveau global mais dans un contexte du Luxembourg de plus en plus grand. Qu'est-ce que ça veut dire : faire de la photographie et de l'art digital au Grand-Duché ? Je comprends l'art digital comme un art acquis, manipulé, transformé ou influencé par ordinateur. A mon avis l’art digital offre la gamme la plus large d’expériences possibles. Les artistes expérimentent toujours avec de nouvelles technologies et les adoptent dans leur art. Je voudrais donc contribuer à promouvoir ce nouveau medium surtout ici au Luxembourg, le pays où je vis actuellement. 
 
Voici quelques informations sur le Luxembourg : Le Grand-Duché est un très petit pays en Europe de l'ouest, et possède des frontières communes avec la Belgique, la France et l'Allemagne. Sa population se lève à moins d'un demi million d'habitants. Le Luxembourg appartient aux pays les plus petits du monde, c'est-à-dire il se trouve à la place 175 des 194 pays indépendants; le pays a une surface d'environ 2 586 km carré et mésure 82 km (51 miles) de longueur  et 57 km de largeur. Faire de la photographie en combinaison avec l'art digital, bref de la création d'images dans ce petit pays dans lequel même la photographie ne semble même pas complètement acceptée et son évaluation reste loin derrière la peinture traditionelle (je résume ici le point de vue de galériste et de collectionneur), je me sens quelques fois comme un de ces pioniers qui ont un jour commencé par conquérir la nouvelle terre en Sibérie. Mais bon, peut-être j'aime aussi ce sentiment ?! Il y a beaucoup à faire, à faire bouger et à atteindre. Avec chaque exposition, chaque marché d'art et chaque atelier ouvert je ressens que l'intérêt et l'acceptation augmentent mais de surmonter tous les préjugés restants, décrits ci-après, nécessitent à mon avis une bonne poussée en avant. Le medium digital défie simplement la compréhension et les notions traditionnelles de l’œuvre d’art, l’audience et l’artiste. Il fallait plus d’une décennie provocante afin de gagner l’acceptation du public et du monde d’art aux Etats-Unis. Donc je pense qu'il faut encore laisser travailler le temps ici au Luxembourg.  
 
Vue historique : Les débuts exacts de l’histoire de l’art digital sont discutables. Dans les années 70, des artistes ont commencé par expérimenter « l’art par ordinateur ». La technologie digitale permettait de créer et manipuler la couleur et la texture. Tous les genres de métiers créatifs, c’est-à-dire peintres, photographes, imprimeurs, créateurs de vidéo et performance ont commencé par expérimenter les techniques de formation d'image par ordinateur permettant la manipulation de la taille, la couleur et la texture,  chose qui était inconnue et non applicable pour les mediums physiques.
 
Formes d’Art Digital : Le terme Art Digital est un terme global  comprenant une large gamme de pratiques artistiques et ne décrit pas une seule forme spécifique. Certains artistes ont créé des oeuvres présentant les caractéristiques distinctives de l'art digital ; par contre, il existe également d’autres œuvres qui ne nous permettent pas facilement de dire s'il s'agit d'art digital ou non. La technologie digitale a aussi un impact énorme sur la composition musicale et audio. Le WordIQ Dictionary & Encyclopeadia définit l’art digital en tant qu’art créé à l’aide d’un ordinateur sous la forme digitale (c-à-d binaire). Le terme est normalement réservé à un art modifé par ordinateur de manière non triviale. Des données textuelles, des enregistrements audio et vidéo brut ne sont pas considérés comme art digital en tant que tels, mais en tant qu’élément dans un projet plus large parce que l’ordinateur est simplement le médium de stockage ou l’outil de création de l’œuvre. 
 
L’Art Digital peut être purement généré par l’ordinateur comme les fractales  (jetez un coup d'oeil aux magnifiques fractales de Mandelbrot) ou il peut être issu d’une autre source, comme p.ex. une photo scannée ou une image dessinée avec un logiciel de graphique de vecteurs en utilisant une souris ou une tablette  graphique. L’accessibilité et la popularité de logiciels pour la manipulation des photos a engendré une librairie énorme et créative d’images fort modifiées dont beaucoup ne contiennent aucun ou guère d’indice de l’original. Grâce à l’aide des brosses filtres et agrandisseurs, ces “néographers” produisent des images qu’on ne peut pas produire avec les outils photographiques conventionnels. En plus, les artistes peuvent manipuler des dessins, peintures, collages ou lithographies scannés  aussi bien qu’utiliser des combinaisons de ces techniques mentionnés ci-dessus. Les artistes utilisent aussi d’autres sources d’information et de programmes pour créer leur art.
 
Faisons face : En Mars 2001 l’acceptation de l’art digital par le monde artistique s'est manifesté par l’exposition Bitstreams (Courants de bits): Explorons la technologie dans l’Art Américain du Whitney Museum of American Arts. Déjà quelques mois plus tard le Brooklyn Museum of Art présentait son Digital. Aujourd’hui des impressions digitales font partie des collections permanentes du New York’s Metropolitain Museum of Art, du Museum of Modern Art, du Whitney Museum of American Art, et de l'Art Institute of Chicago, entre autres.
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Pourquoi l’art digital a-t-il été critiqué de toutes parts? C’est évident - parce que c’est le nouveau médium. Il semble être une menace, mais c’est une idée fausse. Le nouveau médium ne veut pas supplanter mais rehausser / augmenter comme c’était le cas de l’invention du papier, de la photographie, de l’airbrush et la liste sans fin d’autres outils avant nous et nos " machines.” Reste une question principale: est-ce qu'assistée de méthodes techniques, l’automation y comprise, la valeur de l’oeuvre de creation artistique diminue ? Nous pensons que non. Jetons encore une fois un regard sur le passé : Michelangelo travaillait avec des équipes d’assistants, Leonardo daVinci également. Des peintres comme Caravaggio, Ingres, Velasquez et Vermeer utilisaient un système d’objectif de camera obscura ou camera lucida afin d’accélérer la phase initiale de dessin de leur peintures. Dans son livre Secret Knowledge : Rediscovering the Lost Techniques of the Old Masters, David Hockney fournit un argument solide selon lequel les artistes utilisaient toujours avec enthousiasme des lentilles ou des miroirs (la technologie la plus avancée à l’époque) dans la création de leur art. Le livre de Hockney ouvre les yeux sur le fait que la technologie a toujours été une part importante dans la création artistique. C’est une erreur de penser que « l’ordinateur le fait pour vous ».  L’ordinateur et les autres outils digitaux le sont tout simplement : des outils. Un ordinateur dans la main d’un artiste sensible et talentueux n’est pas subalterne aux brosses, palettes ou agrandisseurs. Le fait est  que la main de l’artiste dirige la plupart des étapes dans la création de l’art digital. En utilisant des caméras, scanners, tablettes digitaux et un set complet de logiciel de traitement d’image, les artistes ont une relation personnelle avec leurs images pendant qu’ils les guident à travers les différents stades de création, manipulation et impression. Les décisions esthétiques restent toujours celles de l’artiste mais l’artiste a des techniques à sa disposition pour s’exprimer de façon créative. A l'exception de l'Art Mécanique,  il ne s’agit pas d’un art mécanique : il s’agit d'images provenant de l’esprit et de l’âme de l’artiste. Et travailler et produire avec, c'est "fun" et l'art doit  (e.a.) être "fun" pour l'artiste et l'audience!
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Sources: WordIQ Dictionary & Encyclopeadia
Christiane Paul Renderings of Digital Art
Harald Johnson Mastering Digital Printing
David Hockney Secret Knowledge: Rediscovering the Old Techniques of the Old Masters



 

  • Je suis d'accord avec ce que vous exposez sur l'art digital. Oui, l'ordinateur et la souris ... ne sont que des nouveaux outils comme le sont un pinceau, une toîle, un couteau, des collages ... L'outil ne fait pas l'art si la main qui le tient n'est pas guidée par un artiste ... qui sait l'utiliser et surtout qui a l'âme créatrice.

    Mais la difficulté à faire reconnaître l'art digital comme une discipline artistique n'est pas là.

    Une toîle et un pinceau font une "oeuvre unique" en un "original unique".

    Un ordinateur et une souris font une "oeuvre unique" mais pouvant produire (et non REproduire) des "originaux à volonté".

    Il me semble que les désaccords entre les peintres traditionnels et les artistes utilisant les outils numériques se situent dans cette différence de la production d'originaux.

    by yllen


  • Nelly Rohel makes a good point but I disagree. I started thinking about these issues and I apologize to Nelly for expanding it beyond her critique. Everything starts with the original, but the original what? Why should a handmade art object have more value, per se, than a reproduced object. Although a painting is a unique piece of art, and a carved marble is a unique piece of art, much of the art that is shown and sold today are not unique pieces of artist fabrication. The process of manufacture in all areas expands and yet narrows our options in individualizing what we make. Walter Benjamin identified this desire for uniqueness as the "fetishized object". What that term means is that we worship the object, we idolize it. We imbue value to these objects because of commodity capitalism. The basis is individualism, romanticism, and the cult of genius. Art separated from the rest of the world and now lives in isolation.
    Objects that can be reproduced are not fetishized but can be owned by anyone. They are like information. If art can be equated with information, I do not want my information in the hands of a few wealthy collectors. I would rather my work be in the homes of ordinary people. Are photographs unique pieces of work? Every time we see a great photo printed, even in a newspaper, we can "get it", grasp that transformation of understanding. Why should our artistic identity be attached to works of art? In earlier times artists were not individuals but members of a collective and did not need to stand out to find their identity. Even in the era of great classicism, the paintings of Ateliers were often the work of a large workshop of painters under the direction of the master. Jeff Koons has never painted a painting or made a sculpture. He is a designer. He hires scores of artists at an hourly wage to paint or fabricate them. Warhols early pieces were copies of manufactured products. His later works were copies of copies. The silkscreen paintings that were misregistered to give the appearance of uniqueness. How about prints? Silkscreens, lithographic, copperplate, zincplate etc. It can be said that they are individual, but that is not true. Each print has to be perfect. The ones that are individual are often misprints and discarded.
    My position is that digital prints are the creation of a unique artist and not a unique object. The focus is not on object but the artist that made it. There is also a misunderstanding as to hijacking or photoshopping of images. There are forensic analysts now who can tell how any digital print has been constructed and altered by analyzing pixels. My friend, whose work is on this site, Peter Ciccariello, is a master of hyperrealism in digital prints. His work is fully digital. The images look ancient. When Gila Paris creates a digitally manipulated photograph it is not like my work at all. Compare them. It is the unique vision that creates the artwork. The media and vagaries of technique and application are interesting but totally subsidiary to the artist.

    by frank

  • ici le commentaire ci-dessus en Français

    Nelly Rohel fait une bonne remarque mais je ne suis pas d’accord. J’ai commencé à réfléchir sur cette problématique et je m’excuse chez Nelly d’aller directement plus loin que son critique. Toute chose commence par l’original, mais l’original de quoi ? Pourquoi devrait un objet fait à la main avoir plus de valeur que, per se, un produit reproduit ? Même si une peinture est une pièce d’art unique, et un marbre sculpté est une pièce d’art unique, beaucoup d’art offert et vendu aujourd’hui ne sont pas des pièces uniques de fabrication d’artiste. Le processus de fabrication dans tous les domaines s’étend et pourtant limite nos options d’individualiser ce que nous faisons. Walter Benjamin identifie ce désir d’originalité (uniqueness) en tant qu « ’objet (dont on a fait un fétish ». Ce terme veut dire que nous faisons le culte de /adorons l’objet, nous en faisons un idole. Nous « imprégnons » ces objets avec une valeur à cause du produit capitalisme. La base est l’individualisme, romanticisme, et le culte du génie. Art séparé du reste du monde et maintenant vit en isolation.
    Des objets qui peuvent être reproduits ne sont pas des fétish, mais peuvent être propriété de tout le monde. Ils ont comme l’information. Si l’art peut être assimilé à l’information, je ne voudrais pas avoir mon art dans les mains de quelques peu de collecteurs riches. Je préférerai que mes œuvres sont dans les maisons des gens ordinaires/normaux. Est-ce que des photos sont des pièces uniques ? Chaque fois qu’on voit une photo imprimée, même dans un journal, on peut l’avoir, saisir cette transformation de compréhension. Pourquoi notre identité artistique serait attaché aux oeuvres d’art? Auparavant les artistes n’étaient pas des individus mais des membres d’un collectif et n’avaient pas besoin de ressortir afin de trouver leur identité. Même dans l’ère du grand classicisme les peintures des Ateliers étaient souvent le travail d’un large atelier de peintres sous la direction d’un maître. Jeff Koons n’a jamais peint une peinture ou fait une sculpture. Il est un designer. Il engage une vingtaine d’artiste à un salaire d’heure à les peindre ou fabriquer. Les pièces du début de Warhol étaient des copies de produits manufacturés. Ses œuvres après étaient des copies des copies. Ces peintures sérigraphie qui sont falsement indiquées / enregistrées afin de donner l’apparence d’originalité (uniqueness). Et concernant les impressions sérigraphie, lithographie, plaque de cuivre, plaque de zinc etc. On peut dire qu’ils sont individuels, mais ce n’est pas vrai. Chaque impression doit être parfaite. Celles qui sont individuelles sont souvent des impressions avec faute et abandonnées.
    Ma position est que des impressions digitales sont la création d’un artiste unique et pas un objet unique. Le focus n’est pas sur ‘objet mais sur l’artiste qui l’a fait. Il y a une mauvaise compréhension concernant la piraterie d’images ou le photoshopping. Il y a maintenant des analystes « forensiques » qui peuvent dire comment chaque impression digitale est construite et altérée en analysant les pixels. Mon ami Peter Ciccariello, dont les œuvres sont à voir sur ce site, est un maître de hyperréalisme dans des impressions digitales. Son travail est complètement digital. Les images ont l’air ancient. Si Gila Paris crée une photo digitalement manipulée cela ne ressemble pas du tout à mes oeuvres. Comparez-les. C’est la vision unique qui crée l’oeuvre d’art. Le medium et les caprices de la technique et l’application sont intéressants mais complètement “accessoire” à l’artiste.
    by
    frank


  • It seems to me that you are talking about to many different things at once that are not necessarely related.
    People are looking for something genuine, unique to replace something "divine". I've seen reproductions much better than their originals. Estetic is one thing, market value an other. I don't know much about digital but as far as prints are concerned, you have to make a distingo between work done by printers or done entirely by artists.
    . We are talking about blood sweat, sperm and tears. Whatdoes digital smell like? How will it face TIME ?
    by
    sainteapoline

  • Effectivement, la question de l’acceptation de l’art digital comme création à part entière peut générer une incompréhension. Même si l’outil numérique est devenu un composant accessible pour un plus grand nombre, il n’est pas encore perçu comme un simple outil ne servant que l’idée de son utilisateur. Peut-être que cela s’explique par la rapidité de cet outil à évoluer dans des temps très court, et le distinguo à faire entre l’impulsion créative de l’artiste et le travail de la machine pour réaliser cette impulsion. Mais en prenant un peu de recul, on peut s’apercevoir que ce n’est pas une facilité de production pour l’artiste. Les questionnements et les recherches restent les mêmes. C’est toujours cette impulsion, ce besoin de raconter une histoire, une sensation ou même de poser des questions, qui prime.
    L’histoire se répète. Avec l’apparition de la photographie, la polémique a été vaste. Pour beaucoup, ce n’était sûrement pas un outil artistique mais simplement une machine à reproduction. Mais en même temps, quelques artistes ont vite compris que ce pouvait être un outil « supplémentaire » pour les aider dans leurs travaux, puis un outil artistique à part entière.
    L’important réside donc bien dans la capacité à l’artiste de trouver l’outil qui lui correspond le mieux.
    Car c’est celui-ci qui deviendra le meilleur langage entre le créateur et son œuvre.

    by Zammit
Published by David Vicente - dans Art