20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 08:01




Le pop art
est un mouvement qui trouve son origine en angleterre au milieu des années 50, sous l'impulsion de Richard Hamilton et Eduardo Paolozzi. Un peu plus tard, dans les années 1960, c'est au tour du Pop art américain d'émerger avec Andy Warhol, Roy Lichtenstein, Robert Rauschenberg ou encore Jasper Johns. C'est surtout la branche américaine qui va populariser ce courant artistique devenu majeur, en dénonçant la consommation de masse à tout prix et présenter l'art comme un simple produit à consommer : éphémère, jetable, bon marché...
Le mot pop art (abréviation de « popular art ») a été prononcé pour la première fois en 1955 par Lawrence Alloway, un critique d'art anglais qui faisait partie de l'independent Group, groupe d'intellectuels travaillant sur le rôle de la technologie dans la société.


Mais ce qui caractérise profondément ce mouvement, c'est le rôle de la société de consommation et des déformations qu'elle engendre dans notre comportement au quotidien. C'est à partir de ce principe que les artistes américains de nul vont mettre en évidence l'influence que peut avoir la publicité, les magazines, les bandes dessinées et la télévision sur nos décisions de consommateurs. Par la suite, ce mouvement va s'étendre et toucher d'autres domaines comme la mode, l'architecture, le design, etc.

L'accueil est très bon dès les débuts du mouvement, car le pop art est a priori simple et accessible. Les procédés utilisés par les artistes étaient souvent des nouveaux produits qui sortaient tout juste de cette société de consommation : acrylique, sérigraphie, etc. Les couleurs sont souvent vives et décalées par rapport à la réalité. Andy Warhol (1928-1987) est considéré comme l'un des pères du pop art.


Au-delà de la peinture, le pop art a usé des techniques picturales qui n'étaient auparavant pas considérées comme proprement artistiques, mais industrielles. Ce mouvement a perturbé le monde artistique d'autres manières, par exemple à travers la remise en cause du principe d'unicité d'une œuvre d'art. Andy Warhol reproduisait les siennes par centaines, parfois même par milliers, ce qui heurtait les idées classiques attribuant à une œuvre sa valeur car elle est unique.


Détail de la célèbre sculpture « LOVE » de Robert Indiana dans LOVE-Park, à Philadelphie.


   


Le pop art utilise des symboles populaires, qui marquent l'inconscient dès l'enfance dans un but de désacralisation de l'œuvre d'art qui auparavant était réservée à une élite et qui ne couvrait que des sujets dit "importants". De Mickey Mouse à Marilyn Monroe, en passant par Mick Jagger, l'admiration quasi généralisée de certaines idoles y est exultée de manière neutre ou non, selon l'artiste. La culture publicitaire de la société de consommation est une autre source d'inspiration. Et il y a aussi jasper johns qui s'en est inspiré.




  

 Le pop art en Grande-Bretagne

L'Independent Group se réunissait à l'Institute of Contemporary Arts depuis 1952. Ce groupe réunit les grandes figures de la création du Pop art, parmi lesquelles Richard Hamilton et Eduardo Paolozzi. Dès 1947, Paolozzi crée des collages utilisant des images de magazines américains mais il déclara plus tard que cela fut plus influencé par le mouvement surréaliste que par la culture populaire. Hamilton commença à étudier les travaux de Marcel Duchamp et développa une série de projets mélangeant art et publicité. La conférence de Reyner Banham à l'Independent Group posa les bases du Pop art en y incluant les objets de la vie quotidienne aux États-Unis et les magazines populaires. Alloway parla de sa théorie sur un continuum entre le « hight art » admis par les établissements culturels traditionnels et le « low art » du pop art.

En 1956, les membres de l'Independent Group participèrent à l'exposition This is Tomorrow au Whitechapel Gallery pour laquelle Hamilton créa le collage Just What Is It that Makes Today's Homes So Different, So Appealing?. Son travail est considéré comme le manifeste du pop art en Grande-Bretagne. C'est également la première apparition du mot pop dans ce contexte.

Après This is tomorrow, Hamilton continua à développer les caractéristiques du pop art en exposant peintures et collages ayant pour sujets les voitures américaines, les biens de consommations et des pin-ups en tant qu'éléments d'une étude anthropologique ayant introduit le fétichisme qui deviendra un élément majeur du pop art. Hamilton est devenu un conférencier du Royal College of Art où il rencontra David Hockney ainsi que d'autres jeunes artistes qui développèrent le pop art en Grande-Bretagne. En 1961, Hockney, avec Peter Blake et R. B. Kitaj annoncèrent dans une exposition commune l'arrivée du pop art britannique.

 Le pop art en Espagne

Voiture cimentée, une œuvre de Wolf Vostell (Malpartida de Cáceres, Espagne, 1960).

En Espagne, le pop art est associé au « new figurative ». Eduardo Arroyo peut être admis comme artiste du pop art par son intérêt pour l'environnement ainsi que sa capacité à retranscrire l'éventualité interconceptuelle de la notion absolue de la vie quotidienne.




 Le pop art au Japon

Au Japon, le pop art est identifiable par ses sujets et son style réguliers. Beaucoup d'artistes japonais se sont inspiré des mangas et parfois de Ukiyo-e ou d'art traditionnel. L'artiste du pop art japonais le plus reconnu est actuellement Takashi Murakami du groupe d'artistes Kaikai Kiki, renommés pour leur production massive, le Superflat, un style surréaliste, post-moderne dont l'inspiration principale vient des mangas et de la culture urbaine japonaise. Ce style vise principalement la jeunesse et a un grand impact culturel. Plusieurs artistes, comme Yoshitomo Nara, sont reconnus pour leurs graffitis, d'autres, comme Takashi Murakami sont connus pour leurs figurines en plastiques. Un grand nombre d'artistes du pop art japonais utilise des images surréalistes ou obscènes voire choquantes dans leurs œuvres. Ces éléments attirent les adolescents et les adultes (bien que censé être moralement choquant, ou provoquant, ceci n'est pas considéré comme offensant au Japon.) Une métaphore habituelle dans le pop art japonais est l'innocence et la vulnérabilité des enfants et de la jeunesse. Des artistes comme Aya Takano ou Yoshitomo Nara utilisent les enfants comme sujets dans la quasi-intégralité de leurs œuvres. Alors que Yoshitomo Nara montre des scènes de colère ou de rébellions par des enfants, Aya Takano montre l'innocence des enfants en peignant des filles nues.


  

 Le pop art en Belgique

Émile Salkin a eu une importante période - appelée "période des circulations" - qui est considérée comme une période POP ART. Il présente des personnages et animaux dans la circulation. Il a fait cela dès 1956, bien avant les Américains. Pierre Restany a dit et fait savoir qu'il considérait Émile Salkin comme un grand précurseur,sinon LE premier artiste POP ART.



 


http://www.le-pop-art.com

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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 09:33

    

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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 07:07



L’Art Du Rock

Paul Grushkin & Dennis King

 

L’ouvrage pèse son poids. C’est la première constatation. Et une fois ouvert, on se dit que c’est justifié, car il répertorie et rend hommage à une forme d’expression artistique du rock souvent oubliée et pourtant très active : l’art de l’affiche de concert. Car on pense souvent aux pochettes d’albums ou aux photos sur papier glacé alors que l’image d’un groupe passe aussi par cette forme d’art éphémère, réalisé souvent avec un savoir-faire considérable, mais malheureusement peu représenté en France.
L’affiche rock est née en même temps que celui-ci, et dès les années cinquante les concerts locaux étaient annoncés par des affiche rudimentaires rapidement typographiées et collées sur des rangées de poteaux téléphoniques. Puis le mouvement a pris son essor dans les années soixante avec le psychédélisme et la multiplication des groupes de rock. Le prédécesseur de cet ouvrage (The Art Of Rock par Paul Grushkin, sorti en 1987) s’intéressait d’ailleurs à ces périodes. Ici, les auteurs (eux-mêmes issus du milieu) se sont limités à la période punk jusqu’à aujourd’hui et s’attardent plus particulièrement sur le mouvement sérigraphique.
Né à la fin des années 1980 à Austin, avec l’émergence du grunge et du rock alternatif, ce mouvement n’a cessé de prendre de l’ampleur tout en restant artisanal par nature. Car la sérigraphie est une technique particulière (À base de pochoirs, l’affichiste applique différentes couches de peintures selon le dessin), cela demande donc beaucoup de temps rien que pour sortir une centaine d’exemplaire et limite ainsi le tirage de masse. Pourtant, de nombreux studios se sont formés dans ce sillage et il semblerait qu’il n’y ait jamais autant eu de tirages qu’aujourd’hui, du moins aux États-Unis.


De la photocopie punk annonçant les Dead Kennedys dans un rade pourri, à l’affiche offset pour une tournée mondiale de U2, les affiches représentées sont d’une variété étonnante et empreinte à presque tous les courants de la BD, du graphisme ou de la peinture. On peut citer parmi les auteurs les plus inspirés le studio Aesthetic Apparatus, Methan Studios, ou Coop.
Bizarrement l’auteur de l’affiche s’écarte souvent de l’image qu’on se fait du groupe qu’il a choisi et propose une interprétation voire une vision très personnelle que l’on retrouve dans ses autres œuvres.

À l’image de cette diversité, le livre part un peu dans tous les sens. On a un chapitre sur la technique pure, un autre sur la représentation du diable, mais il se révèle assez exhaustif au final. Mais tout ça est avant tout un foisonnant régal pour les yeux et il y en a pour tout les goûts. On notera d’ailleurs le geste louable des auteurs de parler aussi d’œuvres européennes (la France brillant par son absence) certes très influencées par l’école américaine.

Au vu de la diversité et de l’audace de certains artistes, on peut se demander si l’affiche n’est pas le dernier recours de l’imagerie rock. Avec la disparition des 33 tours et de leurs pochettes et l’essor du support numérique, nous arrivons dans l’ère de la musique immatérielle, rendant obsolète les efforts visuels du packaging. Mais quand on voit la liberté et le talent déployé pour quelque chose d’aussi éphémère que l’annonce d’un concert, on ressent quand même un énorme gâchis. Le rock s’est aussi forgé sa propre mythologie au gré des pochettes de disques. Alors peut-il survivre sans image ?


                     



Au final, avec tout le respect que l’on doit au livre, on a quand même envie d’une chose : en arracher toutes les pages et s’en retapisser l’appartement. C’est pourquoi, l’auteur de ces lignes vous fait cadeaux de quelques unes de ces œuvres parmi ses préférées.



http://www.amazon.fr/Lart-rock-1800-Affiches-jours/dp/2755700262
http://livre.fnac.com/a1703605/Paul-Grushkin-L-art-du-rock

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